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 Sujet :

Mise au point sur la stabilisation

 
n°9456
herisson26
Troll des collines
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 28-06-2007 à 11:46:07  profilanswer
 

Bon, Chrisfer l'a suggéré, et c'est vrai qu'on rappelle régulièrement les mêmes choses... Alors en avant pour un sujet (fixe ?) sur la stabilisation.

  


  • Petit rappel : pourquoi stabiliser ?
 

Pendant environ cent ans, on ne s'est pas posé de question : on essayait de fixer l'objectif le plus solidement possible au boîtier pour éviter les problèmes de centrage. On voyait bien que la main humaine est un outil imparfait, incapable de garder fixement une position, et que les mouvements et vibrations de la dite main causaient un flou sur la photo, mais on se disait qu'il fallait faire avec ou utiliser des pieds -- d'ailleurs, jusqu'au début du vingtième siècle, les poses duraient plusieurs secondes et personne n'aurait eu l'idée de tenir un appareil à mains nues.

 

On savait donc que, les mains bougeant en permanence, même chez le plus calme des déprimés narcoleptiques, il fallait limiter le temps de pose pour que le mouvement des mains n'ait pas le temps de créer un flou.
On s'est également rendu compte que le flou de bougé varie énormément, non seulement d'une personne à l'autre (arrêtez le tabac, limitez le café, arrêtez les hypertenseurs et apprenez à respirer profondément et vous aurez fait un bon bout de chemin), mais aussi est surtout selon l'angle de champ couvert (couramment assimilé à la longueur focale de l'objectif). Logique : le mouvement des mains étant de quelques minutes d'angle, ou quelques degrés, sur un temps donné, si le champ est large (grand angle), ces minutes d'angle sont réduites à quelques microns sur la pellicule ; en revanche, quand le champ couvert se rapproche de la vibration de la main (donc au téléobjectif), celle-ci prend une part de plus en plus importante de l'image.

 

Pour un appareil à film 35 mm (dit 135, le plus courant depuis les années 50), on était arrivé à une équation simple à retenir : pour que la photo soit nette, il faut utiliser une vitesse supérieure (un temps de pose inférieur) à l'inverse de la longueur focale. Autrement dit, sur un appareil 135, avec un 500 mm à main levée, le temps d'exposition doit être inférieur au 1/500è de seconde ; avec un 50 mm (objectif standard), on peut exposer au 1/50è sans gros risque de flou.

 

Dans les années 80, cependant, la qualité des assemblages, la précision du contrôle électronique et la vitesse de réaction des micro-moteurs ont permis d'envisager le problème autrement : puisqu'on ne peut pas empêcher le photographe, et donc son appareil, de bouger, peut-on faire en sorte que l'ensemble objectif/film soit fixe -- c'est-à-dire, que l'image d'un objet fixe frappe exactement le même point du film, quels que soient les mouvements du photographe ?
Canon a été le premier à apporter un embryon de réponse à cette question, rapidement suivi par Nikon.
L'idée a été la suivante : on ne peut pas contrôler précisément le positionnement du film (le calage des trous sur les galets d'entraînement n'est en aucun cas précis au micron près, en fait, même pas au millimètre près), donc on va créer des systèmes optiques complexes qui vont essayer non seulement de rester fixes, mais même d'aller au-delà pour contrebalancer les mouvements du photographe. Il est évident que le calcul par ordinateur des formules optiques a aussi joué un rôle essentiel dans la naissance de cette technologie.

 

Cela a donc été la naissance du système IS de Canon, vers 1995, et du VR de Nikon (je ne connais pas la date précise, un poil plus tard).

 

Bien entendu, il n'est pas possible de garantir que l'image optique suive parfaitement et en permanence le film ; les stabilisateurs permettent donc essentiellement de gagner du temps. L'intérêt est donc, sur mon 500 mm, de pouvoir me contenter d'une vitesse d'1/250è au lieu du 1/500è nécessaire sans le stab'.

 

Là, je vous vois froncer les sourcils. Mais que se passe-t-il si, non seulement l'appareil (ça, c'est bon, on a vu), mais aussi le sujet photographié bouge ?
En un mot comme en cent, la réponse est : il est flou.
Un stabilisateur ne joue que sur le flou de bougé du photographe. Il ne peut rien contre le flou de bougé du sujet : il n'y a que deux solutions pour éviter que le sujet soit flou, c'est :
a) réduire le temps de pose pour «figer» le sujet ;
b) chloroformer le sujet pour éviter qu'il bouge.

 

La solution b) étant généralement assez mal admise en société, il est plutôt conseillé d'augmenter la vitesse, quitte à augmenter la sensibilité ISO ou à ouvrir plus son diaphragme.

 

En fait, dans mon exemple du 500 mm, au 1/250è, la plupart des choses sont encore nettes. Il n'y a que les petits passereaux en vol ou les insectes qui bougent assez vite pour être flous sur 1/250è.
En revanche, si je reprends mon exemple de l'objectif standard, 50 mm, avec lequel je shootais au 1/50è (vitesse où un gamin excité est déjà flou), la donne change : avec le stabilisateur, je peux descendre au 1/25è, ce qui est la garantie que quelqu'un qui simplement parle calmement sera flou. En fait, il faut demander la pose («Souriez, le petit oiseau va sortir !») ou photographier un sujet particulièrement immobile pour éviter les traînées.

 

D'où une première conclusion fondamentale : le stabilisateur n'est utile que sur des longues focales. Pour photographier un humain, il faut généralement tourner aux environs du 1/60è de seconde ; pour un gros oiseau, un renard ou un gamin, 1/120è ; pour un passereau ou un insecte, 1/500è ne sera pas du luxe. Donc, pour photographier un humain, un stabilisateur ne sera vraiment utile que pour des focales supérieures à 60 mm -- en fait, disons même 100 mm, l'utilisation d'un stabilisateur pour photographier au 1/50è avec un 60 mm étant assez discutable. Pour photographier des animaux, en revanche, on est souvent sur des focales de l'ordre de 500 mm, et photographier au 1/250è au lieu du 1/500è est un confort indéniable, sans entraîner d'augmentation dramatique du risque que le sujet bouge.

 

La suite dans quelques heures, bon appétit.   :hello:  


Message édité par herisson26 le 27-07-2007 à 14:53:22

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Pentax K10D - Tamron 70-300 - Sigma 17-70 - Pentax A 50 f/1,7 - Sigma EF 530 DG Super
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Posté le 28-06-2007 à 11:46:07  profilanswer
 

n°9478
herisson26
Troll des collines
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 28-06-2007 à 15:01:41  profilanswer
 

J'espère que vous avez bien mangé et que vous êtes prêts à somnoler en lisant la suite   ;)   !

 
  • Comment stabiliser ?


On l'a vu, le but de la stabilisation est d'assurer, quels que soient les mouvements de l'appareil, que l'image d'un objet reste projetée au même endroit du capteur (numérique ou argentique, peu importe).
Dans le principe, il y a deux façons simples de faire ça : déplacer le capteur pour suivre les mouvements de l'image ou déplacer l'image pour suivre les mouvements du capteur. Pour déplacer l'image, il faut et il suffit de déplacer une ou plusieurs lentilles à l'intérieur de l'objectif.

 

Dans tous les cas, il va nous falloir un système de détection de mouvements à la fois extrêmement précis et extrêmement rapide. Une bête masselotte sur un ressort n'est ni l'un ni l'autre ; on est donc obligé de recourir à des systèmes plus complexes, les centrales inertielles.
Une centrale inertielle utilise l'effet gyroscopique. Si vous ne savez pas ce que c'est, prenez une roue avant de vélo, tenez-la par l'axe et faites-la tourner rapidement ; puis, tentez d'incliner l'axe d'un coté ou de l'autre. Vous vous apercevrez, ébahi et stupéfait, que non seulement l'axe résiste à l'inclinaison (c'est pour ça qu'un vélo est beaucoup plus stable à haute vitesse qu'au ralenti), mais qu'en prime, il a tendance à dévier également dans le sens où vous ne l'inclinez pas : si vous envoyez le haut de la roue vers la gauche, l'avant de la roue aura également tendance à partir à gauche ou à droite selon le sens de rotation.
C'est cette force induite qui est mesurable précisément et rapidement (environ 1000 fois par seconde pour assurer une synchronisation efficace).

 

Donc, une centrale inertielle comporte trois masses maintenues en rotation rapide autour de trois axes différents ; et des palpeurs, autour de ces axes, mesurent la déviation et détectent les moindres mouvements de la centrale. On comprend donc que c'est un assemblage de haute précision, tant électronique que mécanique, qui coûte assez cher.

 

À coté de ça, il va falloir déplacer quelque chose (lentilles ou capteur) pour que l'image soit synchronisée avec le capteur. Il va donc falloir utiliser des micro-moteurs extrêmement rapides et précis, là encore. C'est un peu plus simple, on peut utiliser différents systèmes, enfin bref, on sait faire.

 

Et entre la centrale et les micro-moteurs, on a besoin d'une puce qui lise les données de l'une et commande les autres.

 

Tout ça, donc, on sait faire, depuis les années 60 (et l'apparition de la navigation circum-polaire sur les Boeing 707). Le seul problème est l'intégration de l'ensemble avec une précision micrométrique dans des ensembles qui ne doivent pas dépasser quelques centaines de grammes ; la puce électronique aide énormément à résoudre ce problème, de même que la découverte des éléments piézo-électriques. Donc, on sait faire, mais on a là une conclusion nette, concise et intelligible : ça va pas être donné.

 
  • Alors, concrètement ?


Concrètement, aux débuts de la stabilisation (milieu des années 90), il n'était pas question de déplacer le capteur. Celui-ci était, dans 99% des cas, une pellicule 135 (35 mm de large, perforations des deux cotés, calée dans une cartouche standardisée de 12 à 36 poses, enfin, vous devez bien vous souvenir ???    :D    ). La pellicule 135 était calée par l'engrenage de ses perforations latérales dans des galets d'entraînement, plus ou moins pyramidaux, d'environ deux millimètres de coté ; autant dire que le calage n'était pas exemplaire de précision. En fait, on la gardait soigneusement immobile pendant la prise de vue, et on s'arrangeait avec un bon millimètre de marge tout autour de l'image (de 24 mm de haut sur 36 mm de large) pour que les tolérances de positionnement plutôt floues ne portent pas à conséquences.
Du coup, il était hors de question de déplacer la pellicule au micron près pendant la prise de vue.

 

Restait alors la seule solution : déplacer l'image pour qu'elle suive les mouvements de la pellicule. On a donc placé l'ensemble stabilisateur (centrale inertielle, puce de pilotage et motorisation) dans l'objectif, en déplaçant des lentilles pendant l'exposition. Ça marchait pas mal et, en fait, ça avait un avantage auquel on avait sans doute pas trop réfléchi au départ : avant le déclenchement, le stabilisateur stabilisait déjà. Du coup, l'image projetée sur le dépoli était elle aussi stabilisée, et il devenait nettement plus facile de viser avec un gros téléobjectif.

 

Canon et Nikon ont donc lancé des gammes d'objectifs spéciales, avec des lentilles mobiles et tout ce qu'il faut dedans, gourmands en énergie mais bon, on n'a rien sans rien : les IS (Image Stabilization) et les VR (Vibration Reduction).

 

À l'aube des années 2000, on a commencé à remplacer la pellicule (entretemps passée, sur certains appareils, à l'éphémère standard APS, donnant des images de 16x24 mm, plus petit et facile à utiliser que le 135 mais de nettement moins bonne qualité, et que je signale parce que c'est là l'origine de l'expression «capteur APS» qu'on entend souvent en numérique) par un capteur numérique.
Du coup, la donne a changé : le capteur numérique, lui, était solidement fixé au boîtier, assemblé avec une tolérance de l'ordre du micron ; il devenait possible de contrôler précisément la position du système enregistreur.

 

Du coup, en août 2003, Minolta (   :sweat:   ) a eu l'idée du siècle (comment ça, c'est un peu tôt pour le dire ?) : plutôt que de stabiliser l'image, déplaçons le capteur. Ça permet de simplifier les calculs et la construction de l'objectif, il faut juste connaître précisément la longueur focale de celui-ci pour savoir à quel déplacement de l'image correspond tel mouvement de l'appareil.
Ce fut donc l'apparition de l'AS (Anti-Shake) du Dimâge A1, excellent bridge 5 Mpix, doté en prime d'un capteur relativement gros (2/3 de pouce, soit une surface à peu près double de celle d'un capteur de compact courant) lui autorisant une qualité d'image remarquable (à l'époque, rares étaient les appareils montant sans trop de problème à 400 iso).
Avec son zoom équivalent 28-200 mm, son ergonomie digne d'un reflex, son viseur mobile autorisant la visée dans n'importe quel position, cet appareil pourtant pas donné s'est taillé un beau succès, vite renforcé par celui de son successeur A2 et du modèle plus familial A200.

 

Bref (!), où ça nous mène, tout ça ?
En septembre 2004, Minolta lance de Dynax 7D. Reprenant une ergonomie proche des bridges Dimâge A, cet appareil est entièrement compatible avec la gamme d'accessoires Dynax qui fait le bonheur (hum) de Minolta depuis l'apparition de l'autofocus : donc, de très bons objectifs sont disponibles, de très bons flashes aussi, et le système est bien connu et répandu dans les magasins.
Le capteur n'est pas mauvais non plus : c'est un 6 Mpix d'origine Sony... que l'on utilise encore, à quelques détails près, dans le D40 et les K1x0D.   :heink:  

 

Surtout, Minolta reprend l'idée des A : le capteur est fixé sur une platine mobile, contrôlée par une centrale intégrée au boîtier via des éléments piézo-électriques. Ici, il ne s'agit pas tant de simplifier des calculs que d'apporter la stabilisation à un système qui, à l'origine, n'avait rien prévu pour. C'est donc le premier reflex stabilisé, et longtemps le seul. Avantage : la stabilisation peut fonctionner avec n'importe quel objectif de la gamme Minolta AF et, en juillet 2005, avec le Dynax 5D plus «familial», la stabilisation, jusque là réservée aux professionnels équipés Canon ou Nikon, devient abordable par tous.
Inconvénient : comme seul le capteur est stabilisé, ça ne joue qu'à la prise de vue ; la visée reste aussi chaotique qu'auparavant. (Certains diront que c'est un avantage dans la mesure où ça veut dire que, si on arrive à viser correctement, il y a de bonnes chances que la stabilisation arrive à faire son boulot de manière satisfaisante.)

 

Finalement, essentiellement pour des raisons de coût (reproduire un système stabilisateur sur chaque objectif n'est pas donné), tous ceux qui ont commencé à se poser la question après l'ère argentique feront ce choix : Sony (qui rachète les brevets Minolta avant la dissolution de la compagnie en 2006), Pentax, Olympus... Seule exception : Panasonic, qui a beaucoup travaillé  avec Leica sur les objectifs stabilisés pour ses bridges et qui vend son reflex L1 avec un objectif Leica stabilisé.

 
  • C'est bien beau tout ça, mais ça me dit quel système est le meilleur !


Et pour cause : il n'y en a pas un vraiment meilleur que l'autre.
On l'a vu, stabiliser par l'objectif a un avantage : la visée est aussi stabilisée. Il y en a un autre : l'appareil ne s'occupe de rien, le système de stabilisation s'adaptant en interne à la focale de l'objectif. Ce système est également considéré comme un poil meilleur : on compte souvent 1,5 EV de gain (une EV correspond à un doublement du temps de pose), tandis que la stabilisation par le capteur peine à dépasser 1 EV efficacement.

 

Stabiliser par le capteur a un énorme avantage : le coût du stabilisateur intégré à un objectif disparaît -- et d'autant plus que les frais de conception d'une optique stabilisée sont nettement supérieurs à ceux d'une optique classique. Quel que soit l'objectif utilisé, la seule chose dont a besoin le boîtier, c'est la longueur focale ; les Alpha, reprenant le système Dynax, la connaissent, le système 4/3 utilisé par Olympus aussi, et les objectifs récents de Pentax de même. Seul Pentax, permet de stabiliser de très vieux objectifs et, dans ce cas, on peut reporter dans l'appareil, à la main, la longueur de l'objectif.
Autre petit avantage : la stabilisation ne fonctionnant que pendant la prise vue, la consommation électrique est un poil moindre.

 

Bref, selon vos priorités, vous irez vers l'un ou l'autre.

 
  • Conclusion


Selon vos priorités, votre intérêt à utiliser un système stabilisateur n'est pas la même. Si vous faites essentiellement du portrait ou du paysage, vous n'aurez jamais besoin d'une telle usine à gaz ; si votre spécialité est la photographie animalière, vous allez le considérer comme un vrai critère de choix d'un appareil.

 

Si vous partez sur du Canikon, sachez que vous n'aurez accès à la stabilisation que par l'achat d'objectifs semi-professionnels plutôt chers (Sigma se lance timidement sur le créneau avec ses OS -- Optical Stabilization --, mais l'offre compatible reste limitée).
Je ne dis pas qu'on n'en a pas pour son argent, mais juste que dans l'absolu, il n'est pas facile de sortir 800 ou 1000 € pour un objectif.

 

Si vous partez sur une autre marque, Pentax, Sony et Olympus proposent des boîtiers stabilisés (K100D et K10D, Alpha 100, E-510) ; Pentax propose aussi le K110D, le moins cher des reflex, si vous pensez pouvoir vous passer de cette béquille, et l'Olympus E-410 n'est pas stabilisé pour des raisons techniques (y'avait pas la place de mettre une platine mobile), ce qui ne les empêche pas d'être de très bons boîtiers.

 

Dans tous les cas, les résultats sont comparables (très léger avantage aux systèmes Canon et Nikon en termes d'efficacité tout de même).

 

Bien sûr, j'ai beaucoup parlé de reflex ; mais ces systèmes sont également présents sur les bridges et sur les compacts (le SP-550 d'Olympus est un exemple de stabilisation par le capteur, le FZ8 de Panasonic utilise une stabilisation optique et le S6500 de Fuji n'a pas de stabilisation), et les conclusions sont valables quel que soit le type d'appareil.

 

Notez enfin qu'un photographe sportif, en particulier automobile, peut en venir à haïr les stabilisateurs : quand on veut faire un beau filé panoramique, en effet, ceux-ci contrebalancent consciencieusement la rotation de l'appareil, rendant le paysage plus net et la voiture plus floue... Canon et Olympus propose, pour ceux-là, des système capables de stabiliser uniquement l'axe vertical.

 

La conclusion en une phrase :
Ce n'est que si vous utilisez quotidiennement de gros téléobjectifs que vous profiterez vraiment d'une stabilisation ; dans les autres cas, ne la refusez pas, mais si vous êtes face à un choix exclusif, préférez une montée en sensibilité qui réduira le temps de pose.

 

Cette conclusion est valable pour tous les photographes familiaux qui hésitent entre un Panasonic et un Fuji ou entre un gros bridge et un K110D notamment...


Message édité par herisson26 le 27-07-2007 à 14:54:11

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Pentax K10D - Tamron 70-300 - Sigma 17-70 - Pentax A 50 f/1,7 - Sigma EF 530 DG Super
n°9499
pscl57
Posté le 28-06-2007 à 19:55:39  profilanswer
 

C'est vrai que le stabilisateur est particulièrement utile avec des longues focales.

 

On pourrait aussi dire que le stabilisateur permet de prendre des photos avec des vitesses moins rapides que sans stabilisateur. C'est un gros avantage quand il y a peu de lumière car cela permet d'éviter de monter en ISO. Or chacun sait l'effet direct de la montée en ISO sur le bruit.

 

Donc on peut dire aussi qu'en cas de faible luminosité (et avec un sujet peu mobile) un appareil équipé d'un stabilisateur permet d'avoir des images moins bruitées que les appareils qui n'en ont pas . Et cela se constate d'ailleurs dans le comparatif des appareils (une barbie sans flash est moins bruitée avec le K10D qu'avec un autre appareil qui n'a pas de stabilisateur).

 

Cela est crucial avec des objectifs peu lumineux (ex: télé). Un appareil non stabilisé sera contraint d'augmenter la sensibilité pour obtenir une vitesse suffisante; avec l'augmentation du bruit associée.


Message édité par pscl57 le 29-06-2007 à 08:08:39

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Pentax K100D, Sigma 17-70 F2,8 Macro, Pentax SMC DA50-200 - Mes photos sur : http://www.flickr.com/photos/pscl57/
n°9500
neosilence​rs
Posté le 28-06-2007 à 20:07:41  profilanswer
 

tout à fait la stab est un plus mais quand il y en pas comme sur les fuji ou le k110d ou même mon a630 ,je trouve dommage d'écarter ces apn juste parcequ'il n'y à pas de stab !!!
ah ! saleté de marketing , mais c'est que ça marche en plus !!! :D


Message édité par neosilencers le 28-06-2007 à 20:15:25

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Pentax K10D + Sigma 17-70 + Tamron 70-300
n°9513
pscl57
Posté le 29-06-2007 à 07:47:44  profilanswer
 

Il ne faut pas bien sûr les écarter. Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'un appareil stabilisé aura une plage d'utilisation un peu plus large (conditions lumineuses faibles, téléobjectif) et permet d'éviter le trépied dans bien des cas. Sinon au milieu de la plage, les appareils seront aussi performants.

 

Pour ma part je trouve que la stabilisation intégrée au boîtier devrait être systématique sur un réflex (en 2007 tous les compacts sont stabilisés tout de même !). Et je crois que Minolta, Sony, Pentax, Olympus ont choisi la bonne route.

 

Grâce à la stabilisation intégrée au boîtier, il n'est pas nécessaire de stabiliser l'objectif. Et cela signifie que l'investissement pour le développement d'un nouvel objectif peut être intégralement consacré à la qualité optique.
Sinon stabiliser un objectif implique de nécessairement faire des concessions (cf. le 55-200 VR de Nikon avec sa bague en plastique) ou alors d'augmenter le prix de l'objectif.

 

C'est je trouve un critère à prendre en compte dans le choix d'un boîtier aujourd'hui.


Message édité par pscl57 le 29-06-2007 à 08:08:12

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Pentax K100D, Sigma 17-70 F2,8 Macro, Pentax SMC DA50-200 - Mes photos sur : http://www.flickr.com/photos/pscl57/
n°9535
neosilence​rs
Posté le 29-06-2007 à 12:53:38  profilanswer
 

pour les reflex je suis assez d'accord mais les compacts et les bridges ,surtout les compacts,gagnerais plus à avoir une meilleure gestion des sensibilités que la stab je trouve !!! :)  
mais bon c'est pas le cas ,sauf chez fuji ,ce qui est bien dommage !!! :pfff:


Message édité par neosilencers le 29-06-2007 à 12:54:16

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Pentax K10D + Sigma 17-70 + Tamron 70-300
n°9538
chrisfer
Profil : Modérateur
Posté le 29-06-2007 à 13:44:24  profilanswer
 

Ce qui est ou serait préférable par dessus tout, pour tous les appareils, est un objectif bien lumineux.
Et là aucun compact/bridge ne communique là dessus au niveau Marketing...et pour cause.

 

Il vaut mieux un K110D avec un 18-50 f/2,8 constant qu'un K100D avec un 18-55 f/3,5-5,6
Il vaut mieux un K110D avec un 50-150 f/2,8 constant qu'un K100D avec un 50-200 f/4-5,6

Message cité 1 fois
Message édité par chrisfer le 30-06-2007 à 07:54:41
n°10788
Zygonyx
Ayatollah de la biodiversité
Posté le 27-07-2007 à 14:20:28  profilanswer
 

chrisfer a écrit :

Ce qui est ou serait préférable par dessus tout, pour tous les appareils, est un objectif bien lumineux.
Et là aucun compact/bridge ne communique là dessus au niveau Marketing...et pour cause.


 
Sans vouloir jouer les nostalgiques, le FZ 20 ouvre à 2,8 sur toute la plage (6-72mm soit 36-432mm en équivallent 35mm), il reste inégalé sur cette caractéristique à ce jour...
 
J'ai pris des oiseaux posés en pleine nature au 40é/s sans difficulté en restant à ISO 80 en télé, et des photos d'intérieur jusqu'à la demi-seconde sans flou de bougé en "grand" angle... voilà qui mérite d'être souligné, le tout avec un excellent piqué (à f2,8, ce piqué n'est pas donné à beaucoup d'objos de reflex...).
 
Un exemple en démo sur flickr (lien ci-dessous) : le martin-pêcheur a été pris au 60è/s et f2,8 en télé.


Message édité par Zygonyx le 28-12-2007 à 13:11:32

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Mes photos choisies : http://flickr.com/photos/10321525@N07
La vie et l'amour sont des miracles renouvelables, saurons-nous les rendre durables ?
n°10848
Zygonyx
Ayatollah de la biodiversité
Posté le 29-07-2007 à 21:34:39  profilanswer
 

La voici... pas de flou grâce au stabilisateur !
 
http://farm2.static.flickr.com/1411/870170816_8529a991d4_o.jpg


Message édité par Zygonyx le 28-12-2007 à 13:11:58

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Mes photos choisies : http://flickr.com/photos/10321525@N07
La vie et l'amour sont des miracles renouvelables, saurons-nous les rendre durables ?
n°16981
david93939​3
Posté le 02-12-2007 à 03:10:20  profilanswer
 

LA STABILISATION EN IMAGES :
 
Video sur le stabilisateur du E-510 :  
- http://www.pixellum.com/blog/?2007 [...] mpus-e-510
- http://www.cameralabs.com/reviews/ [...] view.shtml à partir de la 5ème minute du clip


Message édité par david939393 le 28-12-2007 à 14:32:35
n°19219
chrisfer
Profil : Modérateur
Posté le 28-12-2007 à 13:06:54  profilanswer
 

Encore une précision technique sur la stabilisation.
Afin de compenser le mouvement de l'appareil pour déplacer où il faut le capteur (ou la lentille), on utilise des capteurs gyroscopiques, ils détectent trés bien les mouvements de rotation, mais pas ceux en translation de l'appareil.
C'est pas gênant, un décalage de 1mm d'une scène à plusieurs dizaines de mètre, ça passe, c'est vraiment la rotation la principale cause des flous dû à l'appareil...sauf en véritable macro (1:1), là le moindre mouvement en translation de 1mm donne 1mm de flou sur le capteur...
A cause de cela la stabilisation n'est vraiment efficace que au delà de 2 à 3 mètres...


Message édité par chrisfer le 28-12-2007 à 13:17:34

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