Tiens, pour commencer, tu peux peut-être jeter un œil à cet article : http://www.lesnumeriques.com/article-396.html
Citation :
Par exemple si je dis : "Objectif 24-105 mm. utilisé à 28 mm., réglé à 400 ISO, 1/60 seconde et f/11".
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Je peux te parler franchement ? Si tu dis ça, tu confonds des trucs qui n'ont rien à voir, comme une église et un cathédrale.
Plus sérieusement, 400 iso et 1/60è de seconde ne sont pas des réglages de l'objectif, mais de l'appareil photo.
Dans ton exemple, 28 mm est la focale de l'objectif, c'est-à-dire sa longueur, qui détermine (en résumant) le champ qu'il couvre.
f/11 est l'ouverture du diaphragme, qui permet de faire rentrer plus ou moins de lumière et de modifier la profondeur de champ.
400 iso est la sensibilité du capteur, c'est-à-dire quelle quantité de lumière il lui faut pour prendre une photo. En quelque sorte, le capteur amplifie la lumière s'il en manque : c'est le réglage de cette amplification. 1/60è de seconde est le temps d'ouverture de l'obturateur (et non du diaphragme, rien à voir !), donc le temps pendant lequel la lumière pourra pénétrer jusqu'au capteur.
Citation :
Il est aussi question d'une abréviation : IL. A quoi cela correspond-t-il, j'aurai pensé par inférence à Intensité Lumineuse mais je suis pas sûr. Et comment se passe l'interprétation des donnée tel que "surexposition à 0,7IL" ?
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IL = Indice de Luminosité. Dans le contexte photographique, c'est équivalent à l'anglicisme EV (Exposure Value), que l'on entend également souvent. Ça détermine la quantité de lumière, et par liaison les paramètres d'exposition de l'appareil : plus on fait entrer de lumière, plus la photo sera blanche.
La surexposition, c'est quand on a fait rentrer trop de lumière dans l'appareil : l'image est trop pâle et des zones entières sont parfaitement blanches (brûlées). La sous-exposition, c'est quand on n'en fait pas rentrer assez : l'image est sombre et l'on ne voit plus aucun détail dans les ombres (bouchées).
Il y a trois façons de régler l'exposition : ou peut jouer sur l'ouverture (réglage du diaphragme, donné par le nombre f/), sur la vitesse (réglage de l'obturateur, donné en secondes) et sur la sensibilité (réglage du capteur, donné en iso). Chacun de ces trois réglages agit par ailleurs sur l'image :
-- Quand on ferme le diaphragme (on augmente le nombre f/), on augmente la profondeur de champ : tout est net à toutes les distances. Quand on l'ouvre, on la réduit : un plan particulier est isolé, le reste est flou.
-- Quand on augmente la vitesse, on fige tous les mouvements ; quand on la réduit, les mouvements se traduisent par un flou directionnel. Le contrôle de la vitesse permet de réaliser des «filés» très appréciés en sport : le sujet net sur un arrière-plan qui suggère bien le mouvement.
-- Quand on augmente la sensibilité, on augmente le bruit numérique, c'est-à-dire que l'image est plus moche.
Selon l'effet souhaité, on va donc chercher un compromis entre ces trois paramètres pour obtenir une bonne exposition (image ni trop claire, ni trop sombre). Mais on n'y arrive pas toujours (ou, plus simplement, on se trompe), et certaines photos sont surexposées ou sous-exposées. On mesure alors ce décalage par la différence entre l'exposition correcte (ou supposée telle) et l'exposition réelle : si on a «une surex de 0,7 IL», cela veut dire qu'il aurait fallu perdre 2/3 d'IL, soit en fermant le diaphragme, en augmentant la vitesse ou en diminuant la sensibilité de 2/3 (par exemple, f/6,3 -> f/8 OU 1/125 s -> 1/200 s OU 400 iso -> 250 iso), ou en jouant sur deux paramètres pour 1/3 chacun (par exemple, passer de f/6,3 à f/7,1 ET de 400 iso à 320 iso).
L'échelle des EV est logarithmique : à chaque EV, on double la quantité de lumière. Elle se traduit sur les trois échelles jouant sur l'exposition (enfin, on dit ça : traditionnellement, l'EV ne prenait en compte que vitesse et ouverture, mais on y inclut de plus en plus la sensibilité depuis que le numérique permet de la changer à volonté) :
iso 100, 200, 400, 800, 1600, 3200, 6400 etc. pour la sensibilité,
1, 1/2, 1/4, 1/8, 1/15, 1/30, 1/60, 1/125, 1/250 s etc. pour la vitesse,
f/1, 1,4, 2, 2,8, 4, 5,6, 8, 11, 16 etc. pour l'ouverture (la quantité de lumière évolue avec le carré de l'ouverture, et non en proportion).
Avec une luminosité d'1 EV, une exposition d'une seconde à f/1 et 100 iso donne une exposition correcte. C'est juste des conventions de photographes, d'ailleurs, et dans d'autres contextes cette phrase ferait hurler.
On se sert de cette échelle également pour mesurer les capacités de certains équipements, comme les autofocus : un AF qui fonctionne à partir de -1 EV devrait trouver son sujet dans des conditions où il faudra 4 s d'exposition à f/1 et 100 iso pour exposer correctement... ou 1 s à f/2 et 100 iso, ou 2 s à f/1,4 et 100 iso, ou 1 s à f/1,4 et 200 iso...
Oui oui, je vous apporte cette aspirine.
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Pentax K10D - Tamron 70-300 - Sigma 17-70 - Pentax A 50 f/1,7 - Sigma EF 530 DG Super