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Les Cubains peuvent légalement acheter un ordinateur

 
n°5001
LesNumeriq​ues
Posté le 06-05-2008 à 14:20:49  profilanswer
 

http://www.lesnumeriques.com/news/4991.jpg

 

Nous sommes en 1990. L'URSS s'est effondrée, et Cuba se voit ainsi privé d'une aide importante : le bloc soviétique lui fournissait à prix d'ami une bonne part de son énergie. Pour limiter la consommation, Fidel Castro prend des mesures énergiques et, notamment, limite drastiquement l'accès des Cubains au matériel électrique. Au fur et à mesure de leur apparition, les équipements informatiques seront donc bannis pour la population.
 
 http://www.lesnumeriques.com/images/image-up/raul-castro.jpg Depuis son arrivée officielle au pouvoir, Raúl Castro opère certains changements dans le fonctionnement de l'état. Il profite également d'une nouvelle source d'énergie abordable : le Venezuela, dirigé par Hugo Chavez. Réputé plus ouvert que son frère et prédécesseur, il a autorisé certains fermiers à cultiver leurs terres à leur façon et à vendre leur production, nouveauté rien moins que révolutionnaire dans une dictature communiste.
 
 Parmi les nouveautés autorisées, les téléphones portables, les lecteurs de DVD et même... les ordinateurs.
 
 Ne rêvons pas : les Cubains ne sont pas près de pouvoir s'en offrir. Le seul modèle vendu, originaire de Chine, coûte 40 mois de salaire une fois arrivé à la Havane. Seuls les plus privilégiés -- et, éventuellement, ceux qui auront su se débrouiller pour récupérer des dollars ou des euros auprès des touristes -- pourront y accéder, et la mesure est plus symbolique que susceptible de réellement changer quelque chose.
 
 Par ailleurs, Internet est toujours aussi sévèrement contrôlé sur l'île : y accéder en-dehors du cercle fermé des universités et de quelques entreprises nationales reste interdit. Cependant, là encore, Raúl Castro a laissé entendre qu'un changement était possible, en évocant l'installation d'une liaison internet depuis le Venezuela.
 
 Interrogée sur ces nouveautés, la nièce du président, exilée en Floride depuis 15 ans, se dit dubitative : «peut-être que Raúl veut faire de Cuba une sorte de Chine des Caraïbes, en poussant la croissance économique et en maintenant la population sous une férule autoritaire.» Cependant, elle reconnaît que ces nouveautés marquent la fin d'une époque : «Raúl ne tient plus compte de l'avis de Fidel. Il amorce des changements que Fidel n'aurait jamais tolérés».
 
 Le Cubain moyen ne profitera pas directement de ces nouveautés. Aux tarifs pratiqués, et vu le dénuement de la population, les équipements informatiques et électroniques ne seront pas aussi répandus que chez nous avant longtemps.
 
 Mais c'est une confirmation de ce qu'espéraient nombre d'observateurs après la passation de pouvoir entre Fidel et Raúl Castro : le gouvernement cubain devient un peu moins extrémiste, même s'il lui reste un long chemin à parcourir, et beaucoup d'ouvertures à accepter dans les télécommunications, avant de pouvoir être qualifié de démocratie.
 
 > La dépêche de l'AFP (en anglais)

 

News parue sur Les Numériques

mood
Publicité
Posté le 06-05-2008 à 14:20:49  profilanswer
 

n°5003
zmed
Posté le 06-05-2008 à 15:11:08  profilanswer
 

LesNumeriques a écrit :

http://www.lesnumeriques.com/news/4991.jpg
 
Nous sommes en 1990. L'URSS s'est effondrée, et Cuba se voit ainsi privé d'une aide importante : le bloc soviétique lui fournissait à prix d'ami une bonne part de son énergie. Pour limiter la consommation, Fidel Castro prend des mesures énergiques et, notamment, limite drastiquement l'accès des Cubains au matériel électrique. Au fur et à mesure de leur apparition, les équipements informatiques seront donc bannis pour la population.
 
 
http://www.lesnumeriques.com/image [...] castro.jpg Depuis son arrivée officielle au pouvoir, Raúl Castro opère certains changements dans le fonctionnement de l'état. Il profite également d'une nouvelle source d'énergie abordable : le Venezuela, dirigé par Hugo Chavez. Réputé plus ouvert que son frère et prédécesseur, il a autorisé certains fermiers à cultiver leurs terres à leur façon et à vendre leur production, nouveauté rien moins que révolutionnaire dans une dictature communiste.

 
Parmi les nouveautés autorisées, les téléphones portables, les lecteurs de DVD et même... les ordinateurs.
 
 
Ne rêvons pas : les Cubains ne sont pas près de pouvoir s'en offrir. Le seul modèle vendu, originaire de Chine, coûte 40 mois de salaire une fois arrivé à la Havane. Seuls les plus privilégiés -- et, éventuellement, ceux qui auront su se débrouiller pour récupérer des dollars ou des euros auprès des touristes -- pourront y accéder, et la mesure est plus symbolique que susceptible de réellement changer quelque chose.
 
 
Par ailleurs, Internet est toujours aussi sévèrement contrôlé sur l'île : y accéder en-dehors du cercle fermé des universités et de quelques entreprises nationales reste interdit. Cependant, là encore, Raúl Castro a laissé entendre qu'un changement était possible, en évocant l'installation d'une liaison internet depuis le Venezuela.
 
 
Interrogée sur ces nouveautés, la nièce du président, exilée en Floride depuis 15 ans, se dit dubitative : «peut-être que Raúl veut faire de Cuba une sorte de Chine des Caraïbes, en poussant la croissance économique et en maintenant la population sous une férule autoritaire.» Cependant, elle reconnaît que ces nouveautés marquent la fin d'une époque : «Raúl ne tient plus compte de l'avis de Fidel. Il amorce des changements que Fidel n'aurait jamais tolérés».
 
 
Le Cubain moyen ne profitera pas directement de ces nouveautés. Aux tarifs pratiqués, et vu le dénuement de la population, les équipements informatiques et électroniques ne seront pas aussi répandus que chez nous avant longtemps.
 
 
Mais c'est une confirmation de ce qu'espéraient nombre d'observateurs après la passation de pouvoir entre Fidel et Raúl Castro : le gouvernement cubain devient un peu moins extrémiste, même s'il lui reste un long chemin à parcourir, et beaucoup d'ouvertures à accepter dans les télécommunications, avant de pouvoir être qualifié de démocratie.
 
 
> La dépêche de l'AFP (en anglais)
 
News parue sur Les Numériques


 
Comment pouvez vous dire que le Venezuela est une dictature, Chavez a toujours etait elu démocratiquement  :pfff:  :pfff:  :pfff:  

n°5004
karochky
Eleveur de castor à poil ras.
Posté le 06-05-2008 à 15:52:43  profilanswer
 

zmed a écrit :


 
Comment pouvez vous dire que le Venezuela est une dictature, Chavez a toujours etait elu démocratiquement  :pfff:  :pfff:  :pfff:  


 
 
Y a un point entre "Chavez" et "Réputé"...
 
De mémoire c'est au programme de CP : on change d'idée avec une nouvelle phrase. La ponctuation est justement très bien placée dans cette phrase pour la comprendre. Tu aurais préféré un SMSstayle avec des kikoo lol ?
 
La dictature dont ils parlent est évidemment Cuba !
 
Un nouveau "paradis communiste" qui s'effondre...  :sweat:  Mais que font Arlette, Olivier et Marie-Georges  :ange:


Message édité par karochky le 06-05-2008 à 15:56:20

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Besoin d'un photographe sur la région PACA (Aix, Marseille, Cannes, Nice) ? www.heaven-eye.com
n°5005
herisson26
Troll des collines
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 06-05-2008 à 16:35:42  profilanswer
 

La réponse de l'auteur en deux points :
 
1- (Merci Karochky) Effectivement, si j'ai mis un point, c'est pour indiquer un changement de phrase. Le sujet de la seconde est le même que celui de la première, à savoir Raúl Castro, et non pas Hugo Chavez. Je n'ai donc jamais dit que le Venezuela était une dictature, ni d'ailleurs qu'il n'en était pas une.
 
2- Hugo Chavez a été élu démocratiquement, en effet. Adolf Hitler également, comme quoi être élu n'empêche pas d'être dictateur. Ce sont en fait deux phénomènes distincts, même si la plupart des dictateurs prennent le pouvoir par la force et même si la plupart des élections démocratiques investissent des démocrates.
(Pour les malcomprenants, je précise que la comparaison entre Hugo Chavez et Adolf Hitler s'arrête là ; pour ce que j'en sais, le Venezuela n'est pas une dictature, même si sa république pourrait gagner à un peu plus de transparence ici ou là.)


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Pentax K10D - Tamron 70-300 - Sigma 17-70 - Pentax A 50 f/1,7 - Sigma EF 530 DG Super
n°5008
mathurin
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 07-05-2008 à 00:38:19  profilanswer
 

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