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Mission Olivennes : conclusions

 
n°3283
LesNumeriq​ues
Posté le 24-11-2007 à 15:38:50  profilanswer
 

http://www.lesnumeriques.com/news/3976.jpg

 

La grosse actualité de cette fin de semaine, ce sont les conclusions de la mission Olivennes, dirigée par le président de la FNAC Denis Olivennes. Celui-ci a en effet remis son «rapport» hier au président de la République, Nicolas Sarkozy, et à la ministre de la culture, Christine Albanel, qui en ont validé les propositions.
 
 Nous vous avions présenté la semaine dernière les grandes lignes de ce qui s'annonçait, les surprises sont donc limitées.
 
 Comme annoncé, ce rapport débouche finalement sur un accord interprofessionnel, détaillé notamment dans un communiqué du ministère de la culture.
 
 Du bon...
 
 Une fois n'est pas coutume, commençons par l'aspect positif : l'amélioration de l'offre légale en ligne.
 
 Première mesure, l'alignement des dates de sortie en vidéo à la demande (VoD) sur celles des DVD. La publication simultanée en ligne et en magasins doit attirer les habitués du téléchargement vers les offres légales ; il s'agit ici de créer une alternative légale au piratage et de lui retirer son coté pratique.
 
 Dans le même esprit, un effort particulier sera demandé aux sociétés de production et de diffusion pour «rendre systématiquement      disponibles en vidéo à la demande les œuvres cinématographiques» ; c'est en effet un drame que de voir que certains films ne sont pas diffusés en VoD, introuvables en DVD pour cause de tirages limités, et qu'il est conséquemment impossible de les voir à volonté sans passer dans l'illégalité. Ce phénomène devrait donc disparaître, même si l'engagement reste extrêmement flou et n'impose aucune obligation.
 
 Grande nouvelle, l'abandon des DRM est désormais officiel. D'ici un an, les morceaux achetés en ligne ne devraient plus comporter de «mesures techniques      de protection, tant que celles-ci ne permettent pas l’interopérabilité». Le but des DRM étant précisément de limiter l'interopérabilité, on ne devrait plus les revoir pendant un moment.
 
  Enfin, les pouvoirs publics comptent réduire la TVA sur les biens et services culturels, «cette mesure devant bénéficier en tout ou partie au consommateur». En clair, l'État va renoncer à une part de ses recettes fiscales pour faire baisser le prix public des CD et DVD, en comptant sur la bonne volonté des distributeurs pour que cela ne soit pas compensé par une hausse du prix hors taxes...
 
 Dans un aspect que nous qualifierons de plus neutre, l'accord propose d'expérimenter et de généraliser la création d'empreintes permettant d'identifier des œuvres. Les ayants droit devront participer à cette création, et il est tout à fait raisonnable d'imaginer que cette mesure ne protège in fine que les puissants, les petits groupes indépendants n'ayant pas forcément les moyens techniques ou financiers de participer à ce catalogage ; néanmoins, soyons honnêtes, cette mesure ne mange pas de pain, même si, en l'état actuel des choses, elle reste d'une efficacité douteuse.
 
 ...du moins bon !
 
 Passons maintenant aux aspects plus répressifs, qui font couler beaucoup d'encre (virtuelle).
 
 Tout d'abord, on annonce la création d'une autorité de surveillance, placée sous le contrôle d'un juge. Celle-ci sera chargée de mener la chasse aux pirates, soit sur plainte des ayants droit, soit d'elle-même. Elle enverra via les fournisseurs d'accès des avertissements, puis suspendra l'accès à internet du contrevenant, avant de le supprimer définitivement en derniers recours. Un fichier des «interdits d'Internet» serait ainsi créé, un peu à la manière du fichier des interdits bancaires.
 
 On a beaucoup critiqué cette idée. En résumant, elle remet en jeu la présomption d'innocence (on va surveiller des gens contre lesquels on n'a rien, juste au cas où;) et viole le droit à un procès équitable, promis au niveau européen à tout accusé. Néanmoins, cette dernière version est nettement moins attentatoire aux libertés que les premiers projets, dans lesquels cette commission était indépendante du pouvoir judiciaire -- quoique dotée d'un pouvoir de sanction -- et où des poursuites pénales étaient envisagées et proportionnées à la valeur des titres piratés -- en totale contradiction avec le fonctionnement pénal de notre pays. Sans sauter de joie (on reste, ici, «tous suspects»;), il est donc légitime de lâcher un soupir de soulagement.
 
 Les fournisseurs d'accès, eux, seront soumis à cette autorité, qui pourra les sanctionner s'il ne répondent pas «de manière diligente» à ses injonctions. Ils ne sont donc pas, comme on l'avait craint un moment, transformés en auxiliaires de justice.
 
  En revanche, une phrase du communiqué du Ministère de la Culture doit les faire frissonner : cette autorité aura «la capacité d’exiger des prestataires      techniques [...] toutes      mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser      un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication      en ligne». Autrement dit, l'autorité de surveillance pourra constater qu'un service, pour une raison x ou y, permet un dommage, exiger la fermeture dudit service, et sanctionner le FAI qui refuserait de se plier à cette exigence. Ici, on repense au service d'échanges de fichiers de Free, qui avait déjà occasionné de vives critiquesde la part de la Ministre.
 
 Notons enfin que, pour l'instant, il n'est plus question d'obliger les particuliers à installer eux-mêmes des logiciels de filtrage sur leur propre ordinateur.
 
 Un accord limité, des réactions contrastées
 
 Partisans comme opposants de cet accord doivent convenir d'une chose : il est bien malheureux qu'il ne concerne que les professionnels de la production et de la distribution (artistes, éditeurs et vendeurs) et les pouvoirs publics. Un accord plus large, qui aurait inclus les associations de consommateurs notamment, aurait sans aucun doute eu une toute autre portée.
 
 Comme de bien entendu, les réactions sont nombreuses.
 
 Les associations de consommateurs et d'utilisateurs déplorent le peu d'obligations faites aux producteurs, en comparaison de celles imposées aux FAI. L'autorité de régulation du marché visant à s'assurer qu'il ne puisse y avoir d'entente illicite entre les quatre «majors», que l'UFC-Que choisir appelait de ses vœux, n'a notamment jamais été sérieusement envisagée. Pas non plus d'interdiction de réserver une œuvre aux acheteurs d'un produit tiers -- comme cela avait été fait lorsque les abonnés Orange furent les seuls à pouvoir se procurer un album de Madonna. Et rien non plus sur l'obligation d'étiquetage en clair d'un produit, décomposant son prix de vente en part des différents intervenants.
 
 La ligue Odébi dénonce «la création d'un véritable casier judiciaire numérique» et estime que la France vient de faire un cadeau aux dictatures : «pourquoi ces pays-là se gêneraient-ils pour filtrer si même le pays des droits de l'homme le fait ?»
 
  Du coté des syndicats d'artistes et de production, notamment signataires de l'accord, le son de cloche est évidemment tout autre. Le SNEP salue un «compromis satisfaisant» qui «prévoit des engagements concrets de la part de chacune des parties signataires» et la SPPF estime qu'il «contient des mesures aptes à rendre dissuasif le téléchargement illégal d'œuvres protégées».
 
 
 
 
 > Le communiqué du ministère de la culture et de la communication
 > L'analyse de l'Express
 
 
 
 Barbara Hendricks n'a pas été interrogée à ce sujet, pas plus que Thom Yorke. C'est malheureux, leur avis nous aurait peut-être éclairés : séparés de leur maison de disques, ils ont en effet fait le pari d'une diffusion directe sur Internet, court-circuitant les majors, la mission Olivennes et tout ce qui tourne autour. Et ce sont peut-être bien eux qui montrent la meilleure voie.
 
 
 
 Pour le plaisir des oreilles, des disques à télécharger au prix de votre choix :
 
 > In Rainbows, de Radiohead
 > The inevitable rise and liberation of Niggy Tardust, de Saul Williams
 > Endless pleasure, de Barbara Hendricks (en français)

 

News parue sur Les Numériques

mood
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Posté le 24-11-2007 à 15:38:50  profilanswer
 

n°3287
LOTR
Posté le 25-11-2007 à 17:52:28  profilanswer
 

J'avais cru lire que l'obligation de suppression des DRM ne concernerait que les artistes français/ plateformes de diffusion française (et non plateformes de diffusion EN France). Est-ce exact ? Car si oui, cela change pas mal de choses..., et cette mesure ressemble plus à "une belle parole pour faire croire qu'on abandonne les DRM" plutôt qu'à une réelle volonté de suppression de ces dernières.
D'autre part, la réduction de la TVA, il me semble, va dans un cadre Européen, et est une "demande" plus qu'une certitude. Il semblerait que ce soit le même genre de demande que la baisse de la TVA à 5.5% pour la restauration. On voit très bien ou cela en est aujourd'hui, et cela ne laisse rien présager de bon pour une réduction de la TVA sur les CD/DVD !
 
Autorité de surveillance --> "un seul juge" ? Pour surveiller des millions d'internautes ? Cela n'est-il pas un peu "léger" comme surveillance judiciaire ? Cela ne ressemble-t-il pas à une simple mesure (la mise en place du juge) visant à faire taire les critiques face à une telle mission déconnectée du système pénal ?
Concernant les sanctions "progressives", j'ai cru lire qu'un MAIL D'AVERTISSEMENT serait envoyé. Un MAIL ??? Depuis quand un mail a-t-il la même valeur qu'un recommandé ? Comment savoir si le mail a bien été reçu, et n'a pas été par exemple "avalé" par le filtre Anti-Spam de la boîte de l'internaute concerné ? O_o Et n'a-t-on pas le droit à un procès, avant de recevoir un avertissement ? Si nous recevons un avertissement, c'est que nous sommes coupables de qqc, non ? N'a-t-on dans ce cas pas le droit à un procès pour se défendre ?
Quand à l'aspect "coupable avant d'être innocent" ("tous suspectés de piratage" ), cela n'est-il pas anti-constitutionnel (Je n'en sais strictement rien, mais je me pose la question, tout de même !).
D'autre part, vous ne parlez pas de la sanction "majeure", consistant à couper la connexion de l'internaute, purement et simplement,les FAI ayant signés cet accord devant s'y soumettre, n'auraient pas d'autre choix que d'appliquer cette sanction. Plusieurs questions se posent alors, amha : l'abonné continue-t-il de payer son abonnement ? Si non, les FAI ne vont-ils pas y voir là une possible source de pertes de revenus ? D'autre part, puisque c'est une "sanction" mise en place par cet accord, n'y a-t-il toujours pas le droit à un procès ?
Vous ne parlez pas non plus (dans cet news en tout cas), de l'application (en qq sorte) d'une mesure mise en place par la loi DADVSI : la "responsabilité" du propriétaire de la connexion. Ainsi, si un nouvel internaute peu informé configure mal sa borne WiFi et qu'un voisin mal intentionné se connecte dessus, commet des méfaits (téléchargement illégal par exemple), ce sera l'internaute mal informé ayant mal réglé sa borne qui sera responsable. Et s'il protège sa borne WiFI mais se la fait pirater, qui est responsable ? Le propriétaire, responsable de ce qui se passe sur sa ligne, ou le "mafrat", pour piratage de liaison WiFi ?
 
Enfin, il y a qq points que je trouverai presque scandaleux :
* les propos de la ministre de la Culture sur le système de Free, alors que ledit ministère utilise en interne le même type de système de partage de fichiers...
* le fait que le PATRON DE LA FNAC, qui est donc une entreprise faisant du profit grâce aux Disques, DVD, etc., soit chargé d'une mission visant, au final, à engranger encore plus d'argent pour ces mêmes entreprises !
* le fait qu'aucune association de consommateurs n'est été ne serait-ce que contactée, ou consultée, pour la rédaction de ce propos. Les consommateurs sont quand même les principaux concernés par ce rapport et les mesures qu'il met en œuvre !
* le filtrage qui pourrait être mis en place "à la source" par les FAI, suite à ce rapport : il s'agit ni plus ni moins que d'un filtrage "à la chinoise", sisi =/
* quand pourrons-nous enfin savoir ce que gagnent réellement les artistes sur un CD ? Sur un téléchargement ? Sur le paiement d'amendes pour "téléchargement illégal d'œuvres protégées" ?
 
Personnellement, j'étais à 100% pour une "licence globale", où la quasi-intégrité de revenus générés par cette licence auraient été versés aux artistes. Car ici, les bénéficiaires ne sont nullement les artistes, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, mais les artistes !
Ne sont-ils pas de plus en plus nombreux à quitter leurs maisons de disques, leurs "majors", pour aller vers une sorte "d'indépendance", ou pour retourner vers des maisons de disques disons plus "petites" ? D'ailleurs, ceux qui entreprennent ce que j'appellerai une "marche vers l'indépendance" ne rencontrent-ils pas un certain succès ? Par exemple Radiohead et la vente de leur album en ligne dernièrement ?

n°3303
Zoe53
Posté le 27-11-2007 à 08:45:55  profilanswer
 

C'est vrai que le rapport Olivennes ne précise pas certains détails soulevés par Lotr. Ca viendra sûrement, ils seront obligés de le faire avant de passer à l'action.
De mon côté, et vu que l'idée de la licence globale a échouée, je suis quand même impatient qu'il se passe quelque chose pour essayer de sauver les droits d'auteurs sur le web. Car c'est quand même de ça que l'on parle avant tout.
Je comprends que l'on veuille défendre à tout prix sa liberté d'internaute, mais quand cette liberté s'attaque à celle des autres (des artistes et auteurs), la je tique un peu. A partir du moment où il existe des lois qui stipulent qu’être artiste est un métier, et que la rémunération de ce métier est lié au versement de droits liés à la diffusion des œuvres, quoi de plus normal que le Ministère de la Culture tente de les faire respecter ? Je pense que le problème de compréhension de telles mesures par les internautes est lié au fait du grand flou juridique lié à la naissance d'Internet. Rien n'a été prévu dès le début pour cadrer les téléchargements. Je pense qu'une partie des pirates (les plus jeunes) aujourd'hui peuvent être de bonne foi car ils n'ont connu que ce manque de régulation et ne comprennent pas pourquoi tout à coup leur "joujou" deviendrait surveillé, payant ou sanctionné. En revanche, pour les autres pirates, il y a une négation du lien entre le piratage et la mauvaise santé du marché du disque, une négation du préjudice envers les artistes et auteurs (sous couvert d'une attaque directe envers les méchants producteurs et diffuseurs qui se font plein d’argent) et une négation du fait que, en dehors du Web, la rémunérations des artistes et auteurs est déjà encadrée par des lois bien précises et que celles-ci ne tendent qu'à s'étendre au Web.
Je ne prétends pas qu’il y ait de solutions miracles, mais si la peur du gendarme a fonctionné sur les routes, pourquoi pas sur le Web aussi. Car si les internautes reçoivent un, puis deux mails d’avertissement, puis enfin un courrier en recommandé avant toute sanction, ils auront quand même le temps de se renseigner un peu plus et d’hésiter à continuer le téléchargement pirate sans réfléchir. Ce qui permettrait du coup un sérieux développement des téléchargements légaux encadrés, beaucoup moins chers qu’en magasin, qui pourrait changer pas mal de choses, car le coût trop élevé des oeuvres reste encore un des premiers arguments des internautes pour justifier le piratage.

n°3346
LOTR
Posté le 29-11-2007 à 16:51:42  profilanswer
 

Citation :

Rien n'a été prévu dès le début pour cadrer les téléchargements. Je pense qu'une partie des pirates (les plus jeunes) aujourd'hui peuvent être de bonne foi car ils n'ont connu que ce manque de régulation et ne comprennent pas pourquoi tout à coup leur "joujou" deviendrait surveillé, payant ou sanctionné.


C'est pas faux, +1
 

Citation :

En revanche, pour les autres pirates, il y a une négation du lien entre le piratage et la mauvaise santé du marché du disque, une négation du préjudice envers les artistes et auteurs (sous couvert d'une attaque directe envers les méchants producteurs et diffuseurs qui se font plein d’argent) et une négation du fait que, en dehors du Web, la rémunérations des artistes et auteurs est déjà encadrée par des lois bien précises et que celles-ci ne tendent qu'à s'étendre au Web.


Pas d'accord : les oeuvres les plus piratées sont celles d'artistes ayant la plupart du temps les poches bien remplies, et qui sont dans des majors qui ont elles aussi des poches bien remplies. Les "petits" artistes sont bien moins piratés. Il faudrait aussi arrêter de mettre tous les internautes dits "pirates" dans le même sac ! Certes, d'un côté, il y a ceux qui téléchargent à tout va sans aucune pensée à l'égard de l'artiste. De l'autre côté, il y a aussi ceux qui n'ont pas forcément envie de payer 20e pour un CD (ouais parce que bon, le téléchargement légal je veux bien, mais quand le prix d'un CD MATERIEL revient au même qu'un CD VIRTUEL, je vois pas pourquoi j'aurai pas droit à qqc de "solide" ! O_o), c'est franchement bien trop cher pour mon porte-monnaie ! Par contre, à titre d'exemple, j'ai fortement profité de mon passage dans un aéroport international pour faire le plein de CD... entre -40 à -50% du prix français, c'était plus qu'intéressant ! Surtout que je ne sais pas à l'avance s'il me plaira. En revanche, lorsque j'apprécie réellement un artiste, je vais aller très rapidement acheter son disque ! Et ce qui est malheureux de plus, c'est que tous semblent nier le fait que le téléchargement, certes illégal, permet de faire découvrir l'artiste et incite bien souvent à aller acheter le CD !
Là où cela m'insurge, c'est lorsqu'on veut nous faire croire qu'aucun "pirate" n'est prêt à payer pour de la musique, ce qui est faux ! Juste pas prêt à payer le prix imposé ! Soyons sérieux, si je prends un exemple d'un disque acheté 20e, le "découpage" se ferait grosso modo ainsi :
 

Citation :

Sur les 20 € donnés au caissier, nous avons en fait donné en moyenne :
 
8,69€ à la maison de disque,
3,68€ au magasin et aux grossistes,
3,18€ aux artistes interprètes,
1,17€ aux paroliers et compositeurs
et enfin, 3,28€ pour la TVA de 19,6%.
 
(source : http://www.ratiatum.com/dossier121 [...] ml?page=4)


 
...
D'autre part, je serai curieux de savoir à qui profitent les amendes précédemment mises en place par la loi DADVSI ? Elles vont servir à rémunérer les artistes lésés ? Ne soyons pas stupides !
Dans le cas présent, la coupure pure et simple d'internet auprès de l'abonné (sans compter tout ce que cela implique avec la multiplication énorme des offres dites "triple-play"...) va-t-elle faire revenir des sous aux artistes lésés... ? Le filtrage et en qq sorte "l'espionnage", ainsi que le fait de considérer tous les internautes comme coupables de piratage, cela n'est-il pas comme quelque peu abusif et peu approprié comme méthode ?
 
PS : je ne sais plus si je l'ai dit, mais une licence globale, personnellement, j'aurai été pour à 100% ! Je suis pour une rémunération des artistes à leur juste valeur, mais totalement conter le fait de prendre les consommateurs pour des vaches à lait et des abrutis ! Le seul "bon point" qu'on pourrait trouver dans cette loi est (enfin !) le fait de chercher à abandonner les DRM... non mais sans rire, si je paye pour de la musique, de quel droit m'interdirait-on de la lire sur mon lecteur DVD, dans mon autoradio, etc. ? Et si en plus je "force" ces protections pour pouvoir la lire partout, je deviens coupable, alors que j'ai payé pour cette musique ??? Non mais faut arrêter !


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