
Dans une entrevue publiée ici même la semaine passée, Jérôme Giachino, fondateur de Starzik, laissait entendre que la puissance de feu du service de musique en ligne iTunes permettait à Apple de fixer les prix et le fonctionnement du marché musical.
Confirmation en cette fin de semaine : associée à d'autres plates-formes de musique en ligne, Apple a fait plier le Bureau des droits d'auteur (CRB pour Copyright royalty board), qui gère le montant des droits d'auteurs sur la vente de musique aux États-Unis.
Celui-ci avait en effet été saisi par l'Association nationale des éditeurs de musique, qui demandait une hausse de leurs revenus : de 9,1 cents par morceau actuellement à 15 cents par morceau.
Mais Apple, qui représente 85 pour vent de la vente en ligne aux États-Unis, a menacé de fermer purement et simplement iTunes : selon elle, l'augmentation des royalties aurait mis en péril l'équilibre financier de sa plate-forme, basée sur un prix unique à 99 cents.
Bien que la menace n'ait pas été prise très au sérieux par les observateurs, le CRB a finalement décidé le statu quo : les morceaux vendus en ligne continueront à rapporter 9 cents à leurs ayants-droit. Seule nouveauté : un accroissement du revenu sur les achats de sonneries de téléphone, qui culmine désormais à 24 cents.
News parue sur Les Numériques