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Le système d'exploitation le plus fiable pour les serveurs

 
n°4755
LesNumeriq​ues
Posté le 18-04-2008 à 11:40:24  profilanswer
 

http://www.lesnumeriques.com/news/4881.jpg

 

Le Yankee Group a publié les résultats de son étude concernant la fiabilité des systèmes d'exploitation pour serveurs en 2007.
 
 Après avoir interrogé 700 utilisateurs dans 27 pays, cette enquête, revendiquée comme «la dernière étude indépendante et non-sponsorisée», a donné des résultats raisonnables mais légèrement étonnants.
 
 Cette étude est basée sur le temps de fonctionnement d'un serveur sur l'année. Ou, plus exactement, sur le temps de non-fonctionnement : elle note en effet que la fiabilité des systèmes s'est fortement accrue depuis les années 1990, les disparités s'étant dans le même temps aplanies. Quel que soit son système, un serveur fonctionne donc beaucoup mieux qu'il y a dix ans. En moyenne, un serveur a connu une à quatre pannes en 2007, pour un temps total de non-fonctionnement de moins de dix heures.
 
 http://www.lesnumeriques.com/images/image-up/servers-downtime-2007(1).jpg
 Temps de non-fonctionnement par serveur, selon le système d'exploitation
 Unix et Linux au coude à coude
 
 Les systèmes les plus fiables se sont révélés être les Unix. Ils représentaient 10 pour cent du parc étudié. Les machines sous IBM AIX ont ainsi été coupées... 36 minutes en moyenne, en un an, tandis que les HP-Unix et les Solaris restaient à moins d'une heure et demie. Il s'agit d'une amélioration remarquable, ces machines ayant été coupées environ six heures en 2006 -- ce qui représentait tout de même une fiabilité de 99,93 pour cent.
 
 Les autres progrès spectaculaires sont le fait de systèmes apparentés à Unix : la grande famille des GNU/Linux. Les deux grands du secteur Linux pour serveurs sont Novell/SuSE et Red Hat. Malgré des résultats similaires (à peine plus d'une heure de non-fonctionnement dans l'année), on note une grande variation de comportement : chez Red Hat, l'installation standard est notablement moins fiable qu'une installation personnalisée (1 h 43 contre 52 minutes !), tandis que les systèmes SuSE offrent rigoureusement le même niveau de fiabilité en installation standard ou personnalisée : 1 h 5 min.
 Les deux systèmes sont en pleine progression sur le marché : Red Hat était présent chez 31 pour cent des utilisateurs contre 26 pour cent l'an passé, et SuSE est passé de 13 à 17 pour cent.
 http://www.lesnumeriques.com/images/image-up/illu-ubuntu.jpg
 Nouvelle venue dans l'enquête, la distribution qui monte : Ubuntu, totalement absente en 2006, équipait 22 pour cent des sondés en 2007. Bonne surprise, avec 1 h 6 min de non-fonctionnement, cette distribution au départ plutôt orientée grand public se révèle aussi robuste que les ténors du marché.
 
 Elle bat ainsi sa cousine Debian, qui a fait de gros progrès mais reste à la traîne des autres Linux : ces systèmes, présents chez 24 pour cent des utilisateurs, sont restés hors service pendant plus de 5 heures.
 
 Windows mauvais élève
 
 La mauvaise surprise vient des serveurs Windows. L'an passé, ils étaient légèrement en retard sur leurs compères Unix/Linux, mais avec un écart peu significatif. Mais tandis que ceux-ci ont divisé leur temps de non-fonctionnement par un facteur 4 à 10, les Windows ont vu le leur... augmenter !
 
 Les auteurs de l'enquête soulignent que cette «contre-performance» (avec moins de 9 heures de non-fonctionnement par an, Windows Server 2003 atteint tout de même 99,9 pour cent de fiabilité !) n'est pas due à une faiblesse intrinsèque du système, mais à «une série d'alertes de sécurité que Microsoft a publiée dans l'été [...] qui a poussé les administrateurs réseaux à couper les machines sous Windows Server 2003 pour de longues périodes pour appliquer les patches». La faiblesse n'est donc pas dans Windows, mais dans la distribution des mises à jour et les difficultés à les appliquer sans déconnecter le système.
 
 Au final, on retiendra donc de cette étude la fiabilité spectaculaire des systèmes modernes : un seuil de fiabilité de 98 ou 99 pour cent, considéré comme raisonnable il y a quelques années, serait impensable aujourd'hui même pour les plus mauvais élèves.
 
 On notera également que le total des taux de pénétration des différents systèmes, largement supérieur à 100 pour cent, indique que rares sont les utilisateurs entièrement équipés d'un seul système d'exploitation sur tout leur parc de serveurs.
 
 > Présentation de l'enquête par l'Institute for Advanced Professional Studies (en anglais)

 

News parue sur Les Numériques

mood
Publicité
Posté le 18-04-2008 à 11:40:24  profilanswer
 

n°4756
mathurin
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 18-04-2008 à 11:53:57  profilanswer
 

Je n'ai lu l'étude qu'en diagonale, mais je me demande si les arrêts serveurs ne sont pas bien plus causés par les différents logiciels qui tournent dessus plutôt que par le système d'exploitation lui-même ?

n°4759
herisson26
Troll des collines
Profil : Travailleur LesNums
Posté le 18-04-2008 à 14:35:29  profilanswer
 

Possible. Mais après tout, ça fait partie des qualités d'un système que de résister aux suicides des logiciels qu'il héberge... :D


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